Mercredi 3 octobre 2007
L’intolérance
(Suite aux livres détruits lors de la semaine du Banquet littéraire à LAGRASSE (11)
1er temps : mots jetés au hasard : religion, provocation, manipulation, intolérance, respect
1ère idée : puissance de l’expression artistique. Essai de définition de l’intolérance :
L’intolérance se porte sur un objet, on est intolérant « à quelque chose ou à quelqu’un » : le bruit des voisins, la cigarette, les Juifs, les
homosexuels etc… personne n’échapperait à ces « intolérances » grandes ou petites.
Mais l’intolérance reviendrait-elle à aimer ou pas certaines choses ? La tolérance est plus qu’une histoire de goût : on peut ne pas aimer, mais
comprendre que cela est bon pour autrui ou inversement.
Cela pose la question des limites : doit-on au nom de l’ouverture à l’autre, tout tolérer, tout admettre ? Je peux comprendre ce qui a amené untel
à tuer mais je ne peux admettre le meurtre. Inversement, est-ce encore être tolérant que de laisser tout faire en désapprouvant dans le même temps la chose en question ? La vraie tolérance
ne se situerait-elle pas dans la compréhension et l’acceptation de l’autre tout en y adjoignant des limites ? En effet, tolérance ne veut pas dire « laisser-faire » le meurtre, le
viol, tout ce qui entrave ma propre liberté d’être, ne peut être… et tout « laisser-faire » sans approuver le comportement d’autrui est fausse tolérance.
La tolérance par connaissance et acceptation d’autrui me fait savoir qu’il y a une autre vérité que la mienne et tout aussi juste.
Le FANATISME serait justement cela : l’idée d’une et une seule vérité. Une question est lancée : peut-on être « fan » et seul ?
Réponse : Non – il y a dans le fanatisme toujours cette dimension de convaincre et d’amener les autres à soi.
Fanatisme va avec phénomène de masse et obéissance. Question : Y a-t-il un fanatisme positif ? Réponse : Non – imposer une idée et une seule,
qu’elle soit bonne ou mauvaise est néfaste en soi. Il est des vérités par delà le temps et par delà l’espace.
L’expression « Dieu connaît la vérité » est déjà une entrave à la parole plurielle, puisque de toute façon, nous ne connaissons pas Dieu et encore
moins ce qu’il connaît.
Cette discussion nous entraîne à réfléchir prochainement sur
« le Respect des autres ».
Gisèle