Le Père Noël, les contes de fées,
pourquoi y croyons nous ?
Quelques définitions :
La FABLE est un récit populaire ou artistique dont la spécificité est d’illustrer ouvertement un précepte :
moralisatrice et démonstrative -----à MORALE
Le MYTHE est un récit d’origine populaire qui met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique, des forces de la
nature ou des aspects de la condition humaine, il demande à être déchiffré ------à SYMBOLE
La LEGENDE a pour origine des faits historiques remanié par l’imaginaire collectif, ce n’est pas de la pure
fiction -----à HISTORIQUE
Le CONTE DE FEES ressemble au mythe, mais fait appel aux fées, aux pouvoirs paranormaux de l’esprit ou aux capacités
prestigieuses de l’imagination -----à MERVEILLEUX
Les hommes ont toujours vécu avec des contes, des légendes, des histoires. Ils se les sont appropriés et en découvrent les
bienfaits de manière collective, mais le conte sert aussi à l’enfant pour répondre à ses angoisses. Si les contes existent depuis la nuit des temps, qu’en est-il de nos jours où la science et
l’éducation ont fait tant de progrès, les hommes croient-ils toujours au Père Noël ? Les contes n’ont-ils pas une autre fonction ?
vLe conte de fées comme imaginaire collectif ou
individuel
Le conte est un moteur de rêves, aussi bien pour les êtres pris collectivement que pour les individus adultes ou enfants
qu’il aide à grandir.
¨ Collectivement, le monde imaginaire est intemporel et
universel, on retrouve les mêmes lutins, les mêmes fées et les mêmes ogres dans tous les pays ; quel qu’ils soient, les contes prennent leur sources aux mêmes mythes, aux mêmes archétypes.
Les personnages légendaires sont des métaphores qui renvoient à une culture inconsciente, commune à l’humanité, même s’ils se parent des différents folklores et coutumes. Le conte est né aux
premiers bivouacs, aux premières veillées, était-ce une prière ou des formules magiques pour enrayer la peur ? A cette époque, les hommes étaient confrontés à l’immensité, à la peur de
l’obscurité, ils faisaient alliance avec les animaux pour tenter de se concilier la nature.
¨ A côté des grandes mythologies ou des dieux avec qui seuls les prêtres ou les savants dialoguaient, le petit peuple se conciliait des
esprits plus proches d’eux, plus accessibles, plus familiers, pour obtenir de bonnes récoltes, pour que vienne la pluie.
¨ Les contes de Noël symbolisent le retour de la lumière, le réveil de la nature, on décorait les maisons avec des branches de feuilles
perpétuelles comme le houx, le gui, le sapin qui représentaient la vie éternelle, c’était une grande fête païenne que le christianisme a récupéré en déplaçant la date de naissance de Jésus. Le
Père Noël, Santa Claus c’est le personnage céleste des vieilles traditions, qui parcourt l’espace dans son attelage de rennes, Noël c’est la nuit magique où le monde réel et l’irréel
s’interpénètrent, où les animaux parlent comme des humains.
¨ Pour les enfants, selon Bruno Bettelheim, les contes
de fées exercent une fonction thérapeutique, ils répondent de façon précise aux angoisses du jeune enfant et de l’adolescent pré-pubertaire Le roi et la reine sont les « bons » parents,
alors que la marâtre, la sorcière ou l’ogre font partie des fantasmes de l’enfant qui voit en ses parents non plus des « bons » mais des parents méchants et frustrants. Les contes
décrivent des situations inconscientes que les enfants reconnaissent, ils informent des épreuves à venir, des efforts à accomplir. Ils s’achèvent toujours par le succès et le réconfort.
vLe conte de fées actuel, y croyons-nous
toujours ?
Si, sous le vocable de conte de fées, on inclut toutes les histoires que certains hommes racontent à d’autres hommes. Les
contes de fées modernes ne nous apportent-ils pas également du rêve qui nourrit notre imaginaire, qui nous fait oublier notre misérable condition d’être humain condamné au travail et à la mort.
On peut les classer en deux catégories principales mais qui sont intimement mêlées : les contes de fées économiques et les contes de fées politiques.
ØContes de faits économiques : c’est faire rêver en promettant de gagner beaucoup d’argent :
§ Les jeux d’argent : loto, loterie, euro-million,
etc
§ La publicité, la presse pipole,
§ La télévision, devenir une vedette de la télé
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ØContes de fées politiques : raconter des histoires pour garder le pouvoir :
§ Les religions, en nous imposant leurs morales, leurs
croyances
§ Les hommes politiques :
· Les dictateurs avec les mythes de la race pure, suprême, de l’égalité entre les individus, des richesses partagées,
· Les gouvernants avec les promesses électorales, la propagande
Où placer dans cet inventaire le sport, la fête…
REVER POUR ACCEPTER LE RESTE
Que peut-on penser de cette dernière information ?
Les media nous racontent la belle histoire d’amour entre un président de la République, seul dans son palais, abandonné
par sa femme et ses enfants, qui se fait consoler par une vedette de la mode et de la chanson ! Les bonnes fées, là-dedans, ce sont les média qui sont là juste au bon moment : ironie du sort
ou cerise sur le gâteau, la scène se passe à Disneyland, le pays du merveilleux, du fantastique, le pays du dollar roi, c’est l’histoire du pouvoir et du pipole ! C’est pas un vrai conte de
fées, ça ?